Henrietta Ward (1832-1924)


Henrietta Mary Ada Ward, née en 1832, est une artiste peintre anglaise de la période victorienne. Elle grandit dans un milieu artistique puisque, outre les visites d'artistes amis de la famille, son grand-père, James Ward, son père, George Raphael Ward, et sa mère, Mary Webb Ward, sont eux-même artistes. Elle étudie l'art à la " Bloomsbury Art School " avec l'artiste Henry Sass. A onze ans elle tombe folle amoureuse de l'artiste peintre Edward Matthew Ward de 27ans son aîné. Après 4 ans d'attente elle finit par l'épouser en secret en 1848, au grand dam de sa mère qui ne lui pardonnera jamais au point de la déshériter. Le couple met au monde huit enfants, ce qui n'empêche pas Henrietta de poursuivre une carrière artistique avec talent. Veuve en 1879, elle ouvre sa propre école d'art pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle publie deux mémoires autobiographiques, l'un en 1911 " Mrs. E.M. Ward's Reminiscences ", et l'autre l'année de sa mort " Memories of Ninety Years. Elle meurt en 1924. 

First Interview of The Divorced Empress Josephine With The King of Rome (1870), Henrietta Ward
Rival Beauty (1912), Henrietta Ward
Chatterton (1765), Henrietta Ward 
God Save The Queen, Henrietta Ward
The May Queen, Henrietta Ward 
The despair of Henrietta Maria over the death of her husband King Charles I, Henrietta Ward
Palissy the Potter, Henrietta Ward
The Queens Lodge, Windsor (1786), Henrietta Ward
Three Quater Portrait of Queen Victoria, Henrietta Ward

Helen Trevor (1831-1900)


Helen Mabel Trevor est une artiste peintre née en 1831 à Loughbrickland, petit village dans le nord de l’Irlande. Très jeune elle s’intéresse au dessin et fait preuve d'un talent certain au point que son père l'encourage en lui procurant un atelier. En 1870 après la mort de ses parents et munie d'un héritage conséquent, elle part pour Londres où elle suit les cours de la " Royal Academy of Art " jusqu'en 1974. En 1880 elle s'installe à Paris où elle étudie avec Henner, Merson et Carolus-Duran. En compagnie de sa sœur Rose, elle visite la Bretagne (Douarnenez, Pont-Aven, Concarneau) la Normandie (Trouville). En 1883 les deux sœurs s'établissent en Italie. Elles y restent six ans avant de revenir à Paris. Helen ne cesse de visiter la Bretagne, les Cornouailles, la Normandie qui lui inspirent de magnifiques portraits de gens du peuple. En 1900 elle meurt subitement d'une crise cardiaque dans son atelier parisien. 

Autoportrait (1890), Helen Trevor

A Morning Day (1881),Helen Trevor

An Interior of a Breton Cottage (1892), Helen Trevor

The Fisherman's Mother (1892), Helen Trevor

The Old House, Pont-Aven, Helen Trevor

The Young Eve (1882), Helen Trevor

Adélaïde Eliza Ironside (1831-1867)


Adélaïde Eliza Scott Ironside naît en 1831 à Sydney en Australie. Elle est le seul enfant survivant de James et Martha Ironside. Instruite par sa mère, elle apprend l'écriture et se met à rédiger des textes et à composer des poèmes patriotiques pour la presse de Sydney. Mais l'art l’intéresse plus que tout. En 1855 à la suggestion du révérend John Lang, elle et sa mère embarquent pour l'Europe où Adélaïde a l'intention d'apprendre la peinture. Munie d'une lettre d'introduction, elle débarque à Londres où le peintre John Ruskin montre beaucoup d'intérêt pour son travail. C'est à Rome qu'elle choisit de s'installer pour étudier la peinture, et elle ne ménage pas ses efforts pour y parvenir. Quoique parfois un peu raide, son art n'en est pas moins d'une grande sensibilité teinté d'un soupçon de préraphaélisme. Sa peinture plaît. Ses admirateurs sont le Prince de Galles, William Wentworth, le pape Pie IX, de qui elle reçoit l'autorisation de copier les œuvres des collections papales et étudier la fresque de Pérouse. En 1862 elle expose deux œuvres à la " New South Walls Court of London ". Elle meurt à Rome en 1867 emportée par une tuberculose. 

Figure With Sheaf of Wheat (1953), Adelaide Ironside

Mariage à Cana en Galilée (1861), Adelaide Ironside

A Dream, Adelaide Ironside

Sainte Catherine (1859), Adelaide Ironside

Emma Gaggiotti Richards (1825-1912)


Emma Gaggiotti Richards est une artiste italienne née à Rome en 1825. Elle grandit à Ancône où elle fait la connaissance d'un noble anglais dont elle devient la femme. Le couple s'installe à Londres jusqu'en 1854. Plus jeune, entrée à Rome dans l'atelier de Tommaso Minardi, Emma a appris à peindre. Elle peint même de très jolis portraits, des scènes allégoriques ou religieuses. Son arrivée en Angleterre ne perturbe en rien ses élans artistiques. Emma se fait vite une bonne petite réputation dans le milieu aristocratique. Ses commanditaires sont (entre autres) Napoléon III, Guillaume 1er de Russie, le Baron A. Von Humboldt. Elle meurt en 1912.

Autoportrait (1853), Emma Gaggiotti Richards

Adelaïde Anne Mary Procter, Emma Gaggiotti Richards

L'Automne (1842/49), Emma Gaggiotti Richards

l'Eté (1842/49), Emma Gaggiotti Richards

Portrait de Jeune Fille, Emma Gaggiotti Richards

Religion (1852), Emma Gaggiotti Richards

Hope (1850), Emma Gaggiotti Richards

Louisa Beresford, marquise de Waterford (1818-1891)

Louisa Anne Beresford, marquise de Waterford (née Stuart) naît à Paris en 1818 où son père était alors ambassadeur de Grande Bretagne. En 1830 la famille retourne en Angleterre dans le château de Highcliffe sur la côte sud. En 1842 elle épouse Henry 3ème marquis de Waterford et part vivre en Irlande. Elle s'intéresse à la communauté locale, construit une école, deux églises et aide à la création d'une usine de vêtements. Durant les mois d'été, elle se rend à Londres où elle rencontre les préraphaélites et étudie l'art. Louisa voyage souvent, notamment en Italie du nord. En 1859 son mari meurt d'un accident de cheval et elle se retrouve seule sans enfant. Elle retourne vivre dans le village de Ford en Angleterre où elle reste jusqu'à sa mort en 1891.
Louisa Waterford expose pour la 1ère fois en 1875. Elle est surtout connue pour ses peintures murales. 

Spanish Ball Costum (1851), Louisa Marquise de Waterford

(pas d'information) Louisa marquise de Waterford

Automne, Louisa marquise de Waterford

Fruit of Parrot, Louisa marquise de Waterford

The Penitants, Louisa marquise de Waterford

Amalia Lindegren (1814-1891)


Amalia Lindegren est une artiste suédoise. Elle naît en 1814 à Stockholm. Sa mère meurt quand elle n'a que 3 ans, et c'est la veuve de son père biologique présumé qui la recueille. Cette acte ressenti comme un simple désir de charité de la part de cette femme de classe supérieure la blesse et marquera à jamais son œuvre. Toute jeune Amalia dessine très bien et fait d'énormes progrès sous la direction de son professeur Carl Gustaf Qvarnström. C'est ce dernier qui poussera la "Royal Swedish Academy of Arts" à accepter Amalia comme élève à une époque où les femmes n'ont pas accès aux études. En 1850 elle deviendra d'ailleurs la première femme à recevoir une bourse de l'Académie pour aller étudier à Paris où elle résidera jusqu'en 1856. Là, elle étudie avec Léon Cogniet et Ange Tissier. Elle fait ensuite des études à Düsseldorf et à Munich. En 1854-55 elle séjourne à Rome. Plus tard revenue en Suède elle deviendra membre agréé de la "Royal Swedish Academy of Arts" et membre honoraire de la "British Female Artists Society". Elle meurt en 1891 à Stockholm. 

On The Boil, Amalia Lindegren

Sunday Evening in a Farmhouse in Dalecarlia (1860), Amalia Lindegren

Amalia Lindegren

The Last Bed of the Little One (1858), Amalia Lindegren

Breackfast (1866), Amalia Lindegren

Drottning Lovisa Av Danmark, Amalia Lindegren

Etude d'un Modèle Féminin (1853), Amalia Lindegren

Maria Röhl (1801-1875)


Maria Röhl est une artiste suédoise. Elle naît en 1801 à Stockholm dans une famille aisée. Mais en 1822 à la mort de ses parents, elle se retrouve sans argent et n'a d'autre choix que de chercher un emploi de gouvernante. Tout en travaillant elle prend des cours de dessin, de gravure et de peinture. Elle commence par dessiner les amis de la famille Forsell où elle vit. Elle devient vite connue dans la haute société et réalise de nombreux portraits, souvent à la mine de plomb ou au pastel. Méthode assez rapide et meilleur marché pour ceux qui ne peuvent s'offrir un portrait à l'huile. En 1843 elle est nommée peintre de la cour et part étudier à Paris avec Léon Cogniet à l'Académie des arts. De retour à Stockholm, elle ouvre son propre atelier et devient membre de la "Royal Swedish Academy". Elle meurt en 1875 à Stockholm. 

Cardon Ida (1857), Maria Röhl

Jenny Lind Som Norma, Maria Röhl

Copie de Raphael, pastel, Maria Röhl

Maria del Rosario Weiss (1814-1843)


Maria del Rosario Weiss naît en 1814 à Madrid en Espagne. Beaucoup pensent qu'elle est la fille illégitime de Francisco de Goya et de Leocadia Zorrilla, employée chez Goya et devenue sa maîtresse à la mort de l'épouse du peintre. Quoiqu'il en soit Goya a toujours considéré Maria comme sa fille et lui a enseigné la peinture et le dessin dès l'âge de 7 ans. Quand Goya s’exile à Bordeaux, elle parfait ses études sous la responsabilité de Tiburcio Perez, architecte et ami de Goya jusqu'à ce que Goya la fasse venir en France et poursuive son apprentissage avec elle. Après quoi elle suit les cours de l'Académie des Beaux-arts de Bordeaux. Maria del Rosario Weiss revient à Madrid et se lance dans la copie d'oeuvres d'artistes. Dans les années 1840 elle peint des œuvres allégoriques et enseigne le dessin. Elle atteint une forte reconnaissance, chose rare à l'époque et surtout dans un pays où le travail des femmes peintres est peu considéré. Elle devient professeur d'art à la cour de la reine Élisabeth II d’Espagne et de sa sœur l'infante Luisa Fernanda avant de mourir en 1843 à l'âge de 29 ans.  

La Vierge en Adoration, Maria del Rosario Weiss

La Tirana Busto, Maria del Rosario Weiss

Portrait de Dona Juana de Posada y Lopez Cabrejas (1839), Maria del Rosario Weiss

Margaret Gillies (1803-1887)


Margaret Gillies est une artiste anglaise. Elle naît en 1803 d'un père négociant en scotch à Londres. Elle perd sa mère quand elle a huit ans, et son père qui essuie quelques revers la confie (ainsi que sa jeune sœur) à son oncle, juge à la cour d'Ecosse à Edimbourg. C'est là qu'elle sera éduquée et présentée à la meilleure société. Mais avant même d'avoir vingt ans, elle et sa sœur décident de retourner à Londres vivre avec leur père et de gagner leur vie honorablement par leur propres moyens. Margaret prend la décision de devenir artiste et sa sœur écrivain. Sans formation artistique régulière, elle arrive pourtant à se faire une petite réputation dans le domaine de la miniature. Elle expose plusieurs années successives à l'Académie Royale. Elle fait un séjour à Paris où elle travaille dans l'atelier d'Hendrik et Ary Scheffer. A son retour elle expose des portraits à l'huile. Mais remarquable aquarelliste, elle va progressivement se consacrer à cette seule technique. En 1852 elle est élue membre de la très prestigieuse "Royal Society of Painters in Water-colours" et participera avec elle à de nombreuses expositions jusqu'à la dernière année de sa vie. Elle meurt d'une pleurésie en 1887.

The Parting Benediction (1877), Margaret Gillies

Sorow and Consolation (1852), Margaret Gillies

A Female Figure Leaning On a Rock, Margaret Gillies


Rosalind and Celia, Margaret Gillies

William and Mary Howitt, Margaret Gillies
Gypsy Girl, Margaret Gillies