Louise Seidler (1786-1866)


Louise Seidler naît en 1786 à Iéna, alors capitale du duché de Saxe-Weimar (aujourd'hui l'Allemagne). Elle est élevée par sa grand-mère. À la mort de celle-ci, elle est adoptée par un médecin et sa femme à Gotha. De retour à Iéna elle s'installe dans la maison de son père, voisine de celle de Goethe. Pendant l'occupation de la ville par les français, elle tombe amoureuse et épouse un médecin de l'armée qui malheureusement mourra peu de temps après. C'est lors d'une visite dans une galerie qu'elle décide de devenir peintre et entame des études d'art. Ses débuts d'artiste professionnelle sont prometteurs puisque en 1811 le Duc Augustus lui commande son portrait, celui de sa seconde épouse et celui de la Princesse Louise, fille de son premier mariage. Elle reçoit aussi des commandes de l'église pour des retables. En 1817, grace à Goethe dont elle est très proche, elle obtient une bourse pour aller étudier un an à Munich. En 1818 le duc lui accorde une seconde bourse pour aller étudier en Italie. Elle voyage à Rome, Naples, Florence où elle copie deux toiles de Raphaël pour le grand-duc Charles-Auguste et une autre pour le roi Louis de Bavière. En 1823 elle revient en Allemagne où sont père est gravement malade. A la mort de celui-ci elle tentera de retourner en Italie, mais le duc Charles-Auguste la charge de l'éducation de ses filles Maria et Augusta, et la nomme conservateur de la collection d'art du grand-duché à Weimar. Sauf pour quelques voyages, dont le dernier en 1832, elle reste cantonnée à Weimar où sont travail est très apprécié. Vers la fin de sa vie Louise est atteinte d'une cécité croissante qui l'empêche de réaliser de nombreuses toiles. Elle meurt à Weimar en 1866. 

Alma von Goethe, Louise Seidler

Les Soeurs Pauline et Henriette (1824), Louise Seidler

Portrait de Maria Elisabeth Gogel (1822), Louise Seidler

Gisela von Arnim (1848), Louise Seidler

Clara Richter, Louise Seidler

Portrait de Friederike Juliane Graefin (1821), Louise Seidler

Portrait de Wilhemine Herzlieb, Louise Seidler

Barbara Krafft (1764-1825)


Barbara Krafft (née Steiner) est une artiste née en 1764 à Jihlava en Autriche, aujourd'hui République Tchèque. Son père est peintre de la cour impériale. C'est lui qui enseigne l'art de peindre à sa fille. Elle expose pour la première fois en 1786 à l'Académie des Beaux-Arts. En 1789 elle épouse un pharmacien viennois, Josef Krafft. De 1792 à 1803 elle voyage seule à plusieurs reprises à Jihlava, Salzbourg et Prague. Elle atteint un succès grandissant comme portraitistes, mais aussi comme peintre de genre et d'oeuvres religieuses. Elle se sépare de son mari en 1804 et s'installe à Salzbourg où elle vit jusqu'en 1821. Elle passe les quatre dernières années de sa vie à Bamberg où elle meurt en 1825 à l'âge de 61 ans.
Barbara Krafft est surtout connue pour son magnifique portrait posthume de Wolfgang Amadeus Mozart. 

Portrait d'une Jeune Fille (1825), Barbara Krafft

Portrait d'une Jeune Fille avec une Perle sur Une Broche en Or, Barbara Krafft

Portrait d'une Jeune Femme, Barbara Krafft

Portrait de Dame, Barbara Krafft

Portrait de Marie Terezie, Barbara Krafft

Constance-Marie Charpentier (1767-1849)


Constance-Marie Charpentier (née Bondelu) est une artiste française née à Paris en 1767. Elle est la fille unique d'un bourgeois catholique, marchand épicier à Paris. Très tôt ses parents décèlent son talent artistique et elle n'a que dix ans quand elle entame des études de dessin avec un maître. Cela durera 7 ans. Début 1784 elle devient l'élève de Jacques-Louis David avec qui elle apprend la peinture. En 1793 elle épouse François-Victor Charpentier (beau-frère de Danton) avec qui elle aura deux filles dont l'aînée mourra à 9 ans. Elle expose pour la 1ère fois au Salon en 1795. Elle y exposera jusqu'en 1819. Au Salon de 1901 l'état se porte acquéreur du tableau "La Mélancolie". En 1810 Constance-Marie se retrouve veuve. La voici seule avec sa mère et sa fille et elle doit subvenir à leurs besoins. Elle excécute des portraits de commandes et donne des leçons à quelques élèves. En 1814 elle est enfin récompensée d'une médaille d'or. A 47 ans elle obtient la consécration qu'elle attendait depuis longtemps. En 1815 sa mère meurt. A partir de 1819 Constance-Marie n'exposera plus. Sa fille se marrie en 1825 et part vivre avec son époux. Malheureusement elle meurt en 1833, une semaine après son 4ème accouchement. Constance-Marie ne peint plus guère. Elle décède à Paris en 1849.

Autoportrait, Constance Charpentier

(pas d'information), Constance charpentier

La Jeune Fille à la Perle, Constance Charpentier

La Mélancolie, Constance Charpentier

Compte Rendu sur L'anse du Panier, Constance Charpentier

Portrait de l'artiste et de sa fille, Constance Charpentier

Portrait de Clémentine Olivier de Corancez, baronne Dubois (1800), Constance Charpentier

Une Mère recevant Les Confidences de sa Fille, Constance charpentier





Jeune Femme Dessinant


A qui donc appartient ce tableau?
Après avoir d'abord été attribué à Jacques-Louis David, ce qui s'est avéré être faux, il n'en reste pas moins comme un flottement en ce qui concerne l'auteur de ce tableau.
Selon les articles (et les points de vue) deux artistes sont en liste.
Deux femmes:
Marie-Denise Villers
Constance Charpentier
Alors?
Saura-t-on un jour qui a peint ce magnifique portrait de Charlotte de Val d'Ognes, qui est aussi parfois supposé être l'autoportrait de Marie-Denise Villers.
Franchement on s'y perd...


Ulrika Fredrica Pasch (1735-1796)


Ulrika "Ulla" Fredrica Pasch est une artiste suédoise née en 1735 à Stockholm dans une famille d'artistes. Le père, le grand-père, l'oncle, le grand-oncle, le cousin, tous sont des artistes plus ou moins reconnus. C'est donc tout naturellement qu'elle apprend l'art du dessin et de la peinture avec son père. Mais ce dernier ne fait pas une carrière très lucrative, et après la mort de sa mère en 1756, Ulrika travaille comme employée de maison chez sa tante maternelle. Elle a toutefois loisir de peindre pendant son temps libre. Son talent indéniable l'amène assez rapidement à quitter son emploi et à entamer une carrière professionnelle, ce qui lui permet de soutenir financièrement son père et sa sœur. La peinture d'Ulrika est délicate, précise, sincère aussi. Jusqu'à sa mort elle aura une carrière active, souvent sollicitée par les membres de la Cour Royale et l'aristocratie suédoise. En 1773, lors de la création de la "Royal Swedish Academy" 15 artistes y sont faits membres, dont Ulrika, la seule femme. Mais contrairement à ses collègues masculins, elle ne recevra jamais de pension de la couronne malgré des demandes répétées. Elle meurt à Stokholm en 1796.



Young Girl With a Rose, Ulrika Pasch

Autoportrait (1770), Ulrika Pasch 
Portrait de Hedvig Nordenflycht, Ulrika Pasch


Theresa Concordia Maron Mengs (1725-1806)


Theresa Concordia Maron (née Mengs) est une ariste née en 1725 en Bohème. Elle est la fille d'Ismael Mengs, peintre miniaturiste à la cour saxonne. C'est lui qui lui enseigne la peinture. Elle travaille temporairement à la cour de Dresde. En 1765 elle épouse Anton Maron, étudiant et ami du frère de Theresa. Elle meurt en 1806.


Autoportrait (1745), Theresa Concordia Maron Mengs

Autoportrait, Theresa Concordia Maron Mengs


Catherine Read (1723-1778)

Catherine Read naît en 1723 dans la région de Forfarshire en Ecosse, aujourd'hui Angus. Artiste à la mode à Londres spécialisée dans le portrait, elle expose dès 1760 à la "Society of Artists", la "Free Society of Artists", et la "Royal Academy". En 1771 elle part pour les Indes où elle meurt en mer près de Madras. Son décès est enregistré en 1778. 

Maria Constantia 12th Countess of Suffolk and 5th Countess of Berkshire (1764-1767), Catherine Read

Elizabeth carter (1765), Catherine Read

Frances Moore Brooke (1771), Catherine Read

Isabella Stanhope, Later Countess of Sefton, Catherine read

Mrs Garrick (1755), Catherine Read

Portrait of a Lady, Catherine Read 

Marianne Loir (1715-1769)


Marianne Loir naît à Paris en 1715. Elle est la fille d'un orfèvre parisien. De 1738 à 1746 elle séjourne en Italie, à Rome, et c'est là que formée par Jean-François de Troy alors directeur de l'Académie de France à Rome, elle apprend la peinture. Après être revenue à Paris, en 1765 elle part pour la Provence. Elle devient membre de l'Académie des Beaux-arts de Marseille. Elle semble avoir séjourné à Pau et à Toulouse. Elle meurt en 1769 à l'âge de 54 ans. Bien qu'assez répétitifs et baignés d'une aura confinée, ses portraits restent radieux et sereins. 

Portrait de Dame Tenant un Panier de Fleurs, Marianne Loir

Portrait de Femme en Hébée, Marianne Loir

Portrait de Femme en Ste Agnès, Marianne Loir

Portrait de Gabrielle Le Tonnelier de Breteuil, Marquise de Châtelet, Marianne Loir

Portrait Présumé de Madame Geoffrin, Marianne Loir

Anna Rosina de Gasc (1713-1783)


Anna Rosina de Gasc (née Lisiewska) est une artiste allemande née en 1713 à Berlin de parents polonais. En même temps que son frère et sa sœur elle apprend l'art de peindre avec son père Georg Lisiewski. En 1741 elle épouse le peintre de la cour de prusse David Matthieu, mais ce dernier meurt assez vite. Elle se remarie en 1760 avec Louis de Gasc et aura 2 enfants de lui. En 1757 elle est nommée peintre de la cour de Frédéric Auguste de Anhalt-Zerbst. Elle y reste 10 ans durant lesquels elle peint plus de quarante portraits de dames de la cour. Installée plus tard à la cour ducale à Brunswick, elle est généreusement subventionnée par la duchesse Philippine Charlotte de Brunswick-Wolfenbüttel. Elle meurt à Dresde en 1783. Sa peinture est raffinée, joyeuse. On y ressent du bien-être et de la sérénité, les couleurs en sont heureuses et tendres.

Allegory of Hearing, Anna Rosina de Gasc

Johanna Elisabeth von Schleswig Holstein Gottorp (1752), Anna Rosina de Gasc

Autoportrait (1767), Anna Rosina de Gasc

Bildnis Einer Dame Ais Aurora, Anna Rosina de Gasc

Maria Antonia Pessina von Branconi (1770), Anna Rosina de Gasc

Portrait of a Woman (1761), Anna Rosina de gasc

Therese of Gandersheim (1773), Anna Rosina de Gasc

Giulia Lama (1681-1753)


Giulia Lama est une artiste italienne née vers 1681 à Venise. C'est avec son père Agostino Lama qu'elle apprend à peindre. Très amie avec l'artiste Giovanni Battista Piazzetta elle en suivra le style avant d'adopter un ton plus léger et agréable, et de peindre des œuvres plus accessibles avec un certain succès. Son talent est immense. Avec confiance elle est tout aussi capable d'effectuer un simple portrait que de se lancer dans de grandes réalisations complexes. Ses compétences à la hauteur de ses homologues masculins lui ont valu de voir beaucoup de ses œuvres attribuées à de grands artistes de son époque. La date exacte de sa mort reste très approximative. On sait qu'elle était encore en vie en 1753, mais rien ne suggère qu'elle l'était encore après cette date. Jamais mariée, elle n'eut pas d'enfant et vécut toute sa vie dans la maison familiale sur la Calle Lunga. Les premières études de Giulia furent les mathématiques. Elle fut également poétesse.

Ste Anne Raptures, Giulia Lama

(pas d'information), Giulia Lama

Judith et Holofernes, Giulia Lama

Ste Thérèse d'Avila, Giulia Lama

Michaelina Woutiers (1620-1682)


Michaelina Woutiers est une artiste peintre baroque probablement née en 1620 en Hollande. On sait peu de choses de sa vie, on a quelques rares traces d'elle à Bruxelles dans les années 1640/1660. Son style suggérerait qu'elle ait étudié en Italie, mais on en a aucune preuve. Ce qu'on sait en revanche, c'est qu'elle jouissait d'une grande réputation en tant qu'artiste. Elle eut comme protecteur l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche qui acquit plusieurs de ses œuvres. Elle travaillait sur de grands formats, dans un style réaliste et détaillé mais empreint d'une profonde sensibilité. Elle meurt vers 1682. 

Two Girls as Saintes Agnes and Drothea, Michaelina Woutiers

Autoportrait avec Chevalet, Michaelina Woutiers

Le Triomphe de Bacchus, Michaelina Woutiers

Jeune Homme Fumant la Pipe, Michaelina Woutiers