Emma Gaggiotti Richards (1825-1912)


Emma Gaggiotti Richards est une artiste italienne née à Rome en 1825. Elle grandit à Ancône où elle fait la connaissance d'un noble anglais dont elle devient la femme. Le couple s'installe à Londres jusqu'en 1854. Plus jeune, entrée à Rome dans l'atelier de Tommaso Minardi, Emma a appris à peindre. Elle peint même de très jolis portraits, des scènes allégoriques ou religieuses. Son arrivée en Angleterre ne perturbe en rien ses élans artistiques. Emma se fait vite une bonne petite réputation dans le milieu aristocratique. Ses commanditaires sont (entre autres) Napoléon III, Guillaume 1er de Russie, le Baron A. Von Humboldt. Elle meurt en 1912.

Autoportrait (1853), Emma Gaggiotti Richards

Adelaïde Anne Mary Procter, Emma Gaggiotti Richards

L'Automne (1842/49), Emma Gaggiotti Richards

l'Eté (1842/49), Emma Gaggiotti Richards

Portrait de Jeune Fille, Emma Gaggiotti Richards

Religion (1852), Emma Gaggiotti Richards

Hope (1850), Emma Gaggiotti Richards

Louisa Beresford, marquise de Waterford (1818-1891)

Louisa Anne Beresford, marquise de Waterford (née Stuart) naît à Paris en 1818 où son père était alors ambassadeur de Grande Bretagne. En 1830 la famille retourne en Angleterre dans le château de Highcliffe sur la côte sud. En 1842 elle épouse Henry 3ème marquis de Waterford et part vivre en Irlande. Elle s'intéresse à la communauté locale, construit une école, deux églises et aide à la création d'une usine de vêtements. Durant les mois d'été, elle se rend à Londres où elle rencontre les préraphaélites et étudie l'art. Louisa voyage souvent, notamment en Italie du nord. En 1859 son mari meurt d'un accident de cheval et elle se retrouve seule sans enfant. Elle retourne vivre dans le village de Ford en Angleterre où elle reste jusqu'à sa mort en 1891.
Louisa Waterford expose pour la 1ère fois en 1875. Elle est surtout connue pour ses peintures murales. 

Spanish Ball Costum (1851), Louisa Marquise de Waterford

(pas d'information) Louisa marquise de Waterford

Automne, Louisa marquise de Waterford

Fruit of Parrot, Louisa marquise de Waterford

The Penitants, Louisa marquise de Waterford

Amalia Lindegren (1814-1891)


Amalia Lindegren est une artiste suédoise. Elle naît en 1814 à Stockholm. Sa mère meurt quand elle n'a que 3 ans, et c'est la veuve de son père biologique présumé qui la recueille. Cette acte ressenti comme un simple désir de charité de la part de cette femme de classe supérieure la blesse et marquera à jamais son œuvre. Toute jeune Amalia dessine très bien et fait d'énormes progrès sous la direction de son professeur Carl Gustaf Qvarnström. C'est ce dernier qui poussera la "Royal Swedish Academy of Arts" à accepter Amalia comme élève à une époque où les femmes n'ont pas accès aux études. En 1850 elle deviendra d'ailleurs la première femme à recevoir une bourse de l'Académie pour aller étudier à Paris où elle résidera jusqu'en 1856. Là, elle étudie avec Léon Cogniet et Ange Tissier. Elle fait ensuite des études à Düsseldorf et à Munich. En 1854-55 elle séjourne à Rome. Plus tard revenue en Suède elle deviendra membre agréé de la "Royal Swedish Academy of Arts" et membre honoraire de la "British Female Artists Society". Elle meurt en 1891 à Stockholm. 

On The Boil, Amalia Lindegren

Sunday Evening in a Farmhouse in Dalecarlia (1860), Amalia Lindegren

Amalia Lindegren

The Last Bed of the Little One (1858), Amalia Lindegren

Breackfast (1866), Amalia Lindegren

Drottning Lovisa Av Danmark, Amalia Lindegren

Etude d'un Modèle Féminin (1853), Amalia Lindegren

Maria Röhl (1801-1875)


Maria Röhl est une artiste suédoise. Elle naît en 1801 à Stockholm dans une famille aisée. Mais en 1822 à la mort de ses parents, elle se retrouve sans argent et n'a d'autre choix que de chercher un emploi de gouvernante. Tout en travaillant elle prend des cours de dessin, de gravure et de peinture. Elle commence par dessiner les amis de la famille Forsell où elle vit. Elle devient vite connue dans la haute société et réalise de nombreux portraits, souvent à la mine de plomb ou au pastel. Méthode assez rapide et meilleur marché pour ceux qui ne peuvent s'offrir un portrait à l'huile. En 1843 elle est nommée peintre de la cour et part étudier à Paris avec Léon Cogniet à l'Académie des arts. De retour à Stockholm, elle ouvre son propre atelier et devient membre de la "Royal Swedish Academy". Elle meurt en 1875 à Stockholm. 

Cardon Ida (1857), Maria Röhl

Jenny Lind Som Norma, Maria Röhl

Copie de Raphael, pastel, Maria Röhl

Maria del Rosario Weiss (1814-1843)


Maria del Rosario Weiss naît en 1814 à Madrid en Espagne. Beaucoup pensent qu'elle est la fille illégitime de Francisco de Goya et de Leocadia Zorrilla, employée chez Goya et devenue sa maîtresse à la mort de l'épouse du peintre. Quoiqu'il en soit Goya a toujours considéré Maria comme sa fille et lui a enseigné la peinture et le dessin dès l'âge de 7 ans. Quand Goya s’exile à Bordeaux, elle parfait ses études sous la responsabilité de Tiburcio Perez, architecte et ami de Goya jusqu'à ce que Goya la fasse venir en France et poursuive son apprentissage avec elle. Après quoi elle suit les cours de l'Académie des Beaux-arts de Bordeaux. Maria del Rosario Weiss revient à Madrid et se lance dans la copie d'oeuvres d'artistes. Dans les années 1840 elle peint des œuvres allégoriques et enseigne le dessin. Elle atteint une forte reconnaissance, chose rare à l'époque et surtout dans un pays où le travail des femmes peintres est peu considéré. Elle devient professeur d'art à la cour de la reine Élisabeth II d’Espagne et de sa sœur l'infante Luisa Fernanda avant de mourir en 1843 à l'âge de 29 ans.  

La Vierge en Adoration, Maria del Rosario Weiss

La Tirana Busto, Maria del Rosario Weiss

Portrait de Dona Juana de Posada y Lopez Cabrejas (1839), Maria del Rosario Weiss

Margaret Gillies (1803-1887)


Margaret Gillies est une artiste anglaise. Elle naît en 1803 d'un père négociant en scotch à Londres. Elle perd sa mère quand elle a huit ans, et son père qui essuie quelques revers la confie (ainsi que sa jeune sœur) à son oncle, juge à la cour d'Ecosse à Edimbourg. C'est là qu'elle sera éduquée et présentée à la meilleure société. Mais avant même d'avoir vingt ans, elle et sa sœur décident de retourner à Londres vivre avec leur père et de gagner leur vie honorablement par leur propres moyens. Margaret prend la décision de devenir artiste et sa sœur écrivain. Sans formation artistique régulière, elle arrive pourtant à se faire une petite réputation dans le domaine de la miniature. Elle expose plusieurs années successives à l'Académie Royale. Elle fait un séjour à Paris où elle travaille dans l'atelier d'Hendrik et Ary Scheffer. A son retour elle expose des portraits à l'huile. Mais remarquable aquarelliste, elle va progressivement se consacrer à cette seule technique. En 1852 elle est élue membre de la très prestigieuse "Royal Society of Painters in Water-colours" et participera avec elle à de nombreuses expositions jusqu'à la dernière année de sa vie. Elle meurt d'une pleurésie en 1887.

The Parting Benediction (1877), Margaret Gillies

Sorow and Consolation (1852), Margaret Gillies

A Female Figure Leaning On a Rock, Margaret Gillies


Rosalind and Celia, Margaret Gillies

William and Mary Howitt, Margaret Gillies
Gypsy Girl, Margaret Gillies

O-Ei Katsushika Hokusai (1800-1866)


O-Ei Katsushika Hokusai, fille du très célèbre auteur de "La Grande Vague de Kanagawa", fait son entrée sur la scène artistique grâce à la sortie du film d'animation japonais "Miss Hokusai".
Surfons donc sur la vague.
O-Ei, née aux environs de 1800, est l'une des quatres filles d'Hokusai. Encore plus que complice, elle est l'alter-ego de son père. On ne sait que peu de choses sur elle. Ce qui est sûr est qu'elle passa la majeure partie de sa vie aux côtés d'Hokusai. Ils entretenaient bien plus qu'une relation père-fille. Ils avaient la même passion. Il a été son professeur, et elle, sa meilleur disciple. Ils étaient dans l'émulation, la rivalité. Ils travaillaient souvent sur les mêmes tableaux, en se répartissant les tâches comme en Europe du temps de la Renaissance. La plupart des œuvres sont signées de son père, mais sont le fruit de ce travail à quatre mains. Mariée à Minamisawa Tomei, elle divorce afin de pouvoir entièrement se consacrer à son père qui développe une paralysie dans sa vieillesse. Elle prend la tête de l'atelier d'Hokusai jusqu'à la mort de celui-ci. Profondément marquée par cette perte, elle s'éloigne de sa famille et de ses élèves. Un temps prise en charge par son frère Kase Sakijûrô elle s'affranchit de cette dépendance et s'installe à Edo où elle vend sa peinture. On sait qu'elle a voyagé avant de mourir autour de l'année 1866.
O-Ei aura grandi à une époque où les temps étaient durs, surtout pour les femmes. Toujours en marge des conventions, cultivant son fort caractère, refusant d'exécuter les tâches domestiques pour pouvoir se consacrer à son art. Très pauvre mais toujours fidèle à son père, louvoyant pour échapper à la censure imposée par un gouvernement oppressif, Oei produira des centaines d'oeuvres. Finalement celui sur lequel elle aura veillée toute sa vie, lui volera sa place dans l'histoire.


Three Musicians, O-Ei Katsushika Hokusai

Night Scene in The Yoshiwara, O-Ei Katsushika Hokusai

A Beauty Reading Poetry by The Cherry Blossoms at Night, O-Ei Katsushika Hokusai

Fuller Full Moon, 0-Ei Katsushika Hokusai

Louise Seidler (1786-1866)


Louise Seidler naît en 1786 à Iéna, alors capitale du duché de Saxe-Weimar (aujourd'hui l'Allemagne). Elle est élevée par sa grand-mère. À la mort de celle-ci, elle est adoptée par un médecin et sa femme à Gotha. De retour à Iéna elle s'installe dans la maison de son père, voisine de celle de Goethe. Pendant l'occupation de la ville par les français, elle tombe amoureuse et épouse un médecin de l'armée qui malheureusement mourra peu de temps après. C'est lors d'une visite dans une galerie qu'elle décide de devenir peintre et entame des études d'art. Ses débuts d'artiste professionnelle sont prometteurs puisque en 1811 le Duc Augustus lui commande son portrait, celui de sa seconde épouse et celui de la Princesse Louise, fille de son premier mariage. Elle reçoit aussi des commandes de l'église pour des retables. En 1817, grace à Goethe dont elle est très proche, elle obtient une bourse pour aller étudier un an à Munich. En 1818 le duc lui accorde une seconde bourse pour aller étudier en Italie. Elle voyage à Rome, Naples, Florence où elle copie deux toiles de Raphaël pour le grand-duc Charles-Auguste et une autre pour le roi Louis de Bavière. En 1823 elle revient en Allemagne où sont père est gravement malade. A la mort de celui-ci elle tentera de retourner en Italie, mais le duc Charles-Auguste la charge de l'éducation de ses filles Maria et Augusta, et la nomme conservateur de la collection d'art du grand-duché à Weimar. Sauf pour quelques voyages, dont le dernier en 1832, elle reste cantonnée à Weimar où sont travail est très apprécié. Vers la fin de sa vie Louise est atteinte d'une cécité croissante qui l'empêche de réaliser de nombreuses toiles. Elle meurt à Weimar en 1866. 

Alma von Goethe, Louise Seidler

Les Soeurs Pauline et Henriette (1824), Louise Seidler

Portrait de Maria Elisabeth Gogel (1822), Louise Seidler

Gisela von Arnim (1848), Louise Seidler

Clara Richter, Louise Seidler

Portrait de Friederike Juliane Graefin (1821), Louise Seidler

Portrait de Wilhemine Herzlieb, Louise Seidler

Barbara Krafft (1764-1825)


Barbara Krafft (née Steiner) est une artiste née en 1764 à Jihlava en Autriche, aujourd'hui République Tchèque. Son père est peintre de la cour impériale. C'est lui qui enseigne l'art de peindre à sa fille. Elle expose pour la première fois en 1786 à l'Académie des Beaux-Arts. En 1789 elle épouse un pharmacien viennois, Josef Krafft. De 1792 à 1803 elle voyage seule à plusieurs reprises à Jihlava, Salzbourg et Prague. Elle atteint un succès grandissant comme portraitistes, mais aussi comme peintre de genre et d'oeuvres religieuses. Elle se sépare de son mari en 1804 et s'installe à Salzbourg où elle vit jusqu'en 1821. Elle passe les quatre dernières années de sa vie à Bamberg où elle meurt en 1825 à l'âge de 61 ans.
Barbara Krafft est surtout connue pour son magnifique portrait posthume de Wolfgang Amadeus Mozart. 

Portrait d'une Jeune Fille (1825), Barbara Krafft

Portrait d'une Jeune Fille avec une Perle sur Une Broche en Or, Barbara Krafft

Portrait d'une Jeune Femme, Barbara Krafft

Portrait de Dame, Barbara Krafft

Portrait de Marie Terezie, Barbara Krafft

Constance-Marie Charpentier (1767-1849)


Constance-Marie Charpentier (née Bondelu) est une artiste française née à Paris en 1767. Elle est la fille unique d'un bourgeois catholique, marchand épicier à Paris. Très tôt ses parents décèlent son talent artistique et elle n'a que dix ans quand elle entame des études de dessin avec un maître. Cela durera 7 ans. Début 1784 elle devient l'élève de Jacques-Louis David avec qui elle apprend la peinture. En 1793 elle épouse François-Victor Charpentier (beau-frère de Danton) avec qui elle aura deux filles dont l'aînée mourra à 9 ans. Elle expose pour la 1ère fois au Salon en 1795. Elle y exposera jusqu'en 1819. Au Salon de 1901 l'état se porte acquéreur du tableau "La Mélancolie". En 1810 Constance-Marie se retrouve veuve. La voici seule avec sa mère et sa fille et elle doit subvenir à leurs besoins. Elle excécute des portraits de commandes et donne des leçons à quelques élèves. En 1814 elle est enfin récompensée d'une médaille d'or. A 47 ans elle obtient la consécration qu'elle attendait depuis longtemps. En 1815 sa mère meurt. A partir de 1819 Constance-Marie n'exposera plus. Sa fille se marrie en 1825 et part vivre avec son époux. Malheureusement elle meurt en 1833, une semaine après son 4ème accouchement. Constance-Marie ne peint plus guère. Elle décède à Paris en 1849.

Autoportrait, Constance Charpentier

(pas d'information), Constance charpentier

La Jeune Fille à la Perle, Constance Charpentier

La Mélancolie, Constance Charpentier

Compte Rendu sur L'anse du Panier, Constance Charpentier

Portrait de l'artiste et de sa fille, Constance Charpentier

Portrait de Clémentine Olivier de Corancez, baronne Dubois (1800), Constance Charpentier

Une Mère recevant Les Confidences de sa Fille, Constance charpentier