On compte sur les doigts de la main les femmes qui ont le niveau d’étude et la liberté de mouvement nécessaires pour accéder au difficile apprentissage de l’art. Elles sont tout au plus une dizaine dont le nom est connu et dont l’œuvre a souvent disparu. Celles qui y parviennent sont souvent filles ou femmes de peintres. C’est le cas comme nous l’avons vu de Lavinia Fontana, mais aussi celui de Caterina Van Hemessen et Artemisia Gentileschi.
Caterina Van Hemessen (1528-1587)
Flamande, fille du peintre Jan Sanders Van Hemessen, c'est sans doute lui qui lui a enseigné le métier.
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| Caterina Van Hemessen, autoportrait (1548) |
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| Caterina Van Hemessen, Portrait d'une dame |
Artemisia Gentileschi (1593-1652)
C'est une artiste italienne, née à Rome, fille d’Orazio Gentileschi. Elle devient peintre de cour très demandée sous les Médicis et Charles I d’Angleterre. Elle est aussi la première femme à dépasser les interdits en peignant des thèmes historiques ou religieux à une époque où les règles les cantonnent aux portraits, autoportraits, natures mortes ou autres sujets intimistes.
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| Artemisia Gentileschi, Venus et Cupidon (1625-30) |
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| Artemisia Gentileschi, Suzanne et les vieillards (1610) |
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| Artemisia Gentileschi, Dame assise de trois-quarts |
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| Artemisia Gentileschi, La conversation de Madeleine (1615-16) |
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| Artemisia Gentileschi, Judith et sa servante (1618-19) |
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| Artemisia Gentileschi, Judith décapitant Holofernes (1611-12) |
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| Artemisia Gentileschi, Danae (1612) |
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| Artemisia Gentileschi, autoportrait (1615) |
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| Artémisia Gentileschi, autoportrait, ou allégorie de la peinture (1630) |